Proces-Verbal du lancement

Sur initiative des Membres du Mouvement SENS, il a été convenu de lancer officiellement (cérémonie et atelier) ledit Mouvement les 2 et 3 août 2020 à Ouagadougou au Centre de Conférence du Cardinal Paul ZOUNGRANA à travers une cérémonie et un atelier. Auparavant, les Cadres du Mouvement ainsi que les délégations provinciales ont discuté le 01 août 2020, en Assemblée Générale, de sa structuration provisoire. Le lancement a été organisé puis réalisé le 02 août 2020 par un Comité National d’Organisation (CNO dans la suite du texte) présidé par le camarade Boureima SANON. Plusieurs sous commissions ont été mises en place pour réaliser cet événement. Le CNO a enregistré 450 participants à la cérémonie du 02 août et 250 à atelier du 03. À l’exception de la presse, aucune personne extérieure et aucune organisation n’a été conviée au lancement du Mouvement SENS. La cérémonie de lancement débuté à 08h00 a été organisée en deux grandes parties. La première partie a été consacrée d’abord à l’accueil/installation des Membres de SENS, de la presse invitée et du présidium. Après l’installation, le Dytaniè a été entonné avant que l’introduction-traduction de SENS en Mooré, Dioula et Fulfuldé ne soit faite. Cette partie a pris fin avec un émouvant intermède musical présenté par le jeune Slameur Nathanaël MINOUNGOU. La seconde partie a été structurée autour de six (06) interventions engageantes du Mouvement SENS. La première intervention faite par le camarade Guy YOGO, Secrétaire National chargé de l’Orientation Politique a porté à la connaissance de l’ensemble des participants la composition de la Coordination Nationale Provisoire (CNP dans la suite du texte). Elle comprend onze (11) membres dont quatre (04) femmes et deux (02) jeunes âgés de moins de 30 ans.
Le camarade Abdoul MAÏGA, Coordonnateur National Adjoint a eu l’honneur d’assumer la seconde intervention. Délivrant son message au nom et pour la jeunesse, le camarade MAÏGA a affirmé sa volonté, « avec tous les camarades ici à travers le territoire national et la diaspora, de donner un SENS à notre existence, à notre jeunesse et à notre vie ».
La troisième intervention a été faite par la camarade Judith TIENDREBEOGO, Secrétaire Nationale en charge des Femmes. Elle a affirmé d’emblée sa foi en la femme, étant convaincue que l’engagement assumée sans complexe aucune de celle-ci contribuera significativement à révolutionner le Burkina Faso et l’Afrique. Ainsi, a-t-elle appelé à l’engagement de la femme en ces termes : « Femme, aujourd’hui, surmonte ta peur, tes appréhensions, les stéréotypes, et ose le changement avec SENS, le Burkina et l’Afrique te suivront. Pour y parvenir, engage-toi avec SENS et apprends A SERVIR ET NON SE SERVIR ! ».

La quatrième intervention a été réalisée par le camarade Yoporeka SOMET, Secrétaire National en charge du Panafricanisme et des Relations Extérieures au nom et pour la diaspora. Il a indiqué dans son intervention la volonté du Mouvement SENS de construire et déployer l’alternative politique, la refondation patriotique dans toutes ses phases avec et par la diaspora. Il a dit espérer et souhaiter que la diaspora saisisse ce cadre inédit pour agir dans l’intérêt général de la patrie et, pour ce faire, de changer leur propre condition ainsi que la perception du reste du monde « Car, ceci n’est un secret pour personne, la manière (souvent négative) dont ils sont perçus

dans le reste du monde ne changera qu’à partir du moment où le regard porté sur l’Afrique dans son ensemble, aura positivement évolué ».
La cinquième intervention a été faite par Dialo DIOP au nom et pour les panafricainistes. Dans son discours, il a affirmé que les compatriotes accueillent le Mouvement SENS « comme un appel au rassemblement de tous les patriotes et démocrates sincères du continent et de sa diaspora. Concrètement, nous saluons cette heureuse initiative comme une invite à tous les Africains et personnes d’ascendance africaine directe à s’unir et à s’organiser pour lutter ensemble au service de la cause de l’émancipation totale et de la réunification complète des peuples africains ».
Enfin, la sixième et dernière intervention qui a consacré le lancement officiel du Mouvement SENS, a été faite par le camarade Guy Hervé KAM, Coordonnateur National. Le camarade KAM a rappelé que « Notre mouvement se veut l’héritier de toutes les luttes du peuple pour un Burkina Faso prospère, juste, et véritablement indépendant. C’est le SENS de notre engagement ». Conscients de l’immensité de notre tâche et de la nature de sa contrepartie, le Coordonnateur National rappelle « que notre marche sera sûrement éprouvante […], que nous aurons aussi des
joies et par-delà toute la satisfaction morale de servir notre pays, notre patrie. ». D’où l’invite du camarade Coordonnateur National à nourrir notre engagement patriotique du rêve de Thomas SANKARA, de la sagesse de Joseph KI-ZERBO et de la détermination de Nelson MANDELA.
L’ensemble de ces messages a été accueilli par les acclamations des membres du Mouvement participants à la cérémonie. Ces acclamations entérinaient quatre (04) principales décisions des membres :
• La création officielle par des Africains et particulièrement des Burkinabè d’un Mouvement politique dénommé « Mouvement SENS », ayant, pour slogan « Servir Et Non se Servir », et pour vision de « faire du Burkina Faso une nation démocratique et prospère, avec des femmes et des hommes intègres et patriotes, engagés dans la construction des Etats-Unis d’Afrique » ;
• Le partage d’une vision, des valeurs (Burkindlim et Maât) et d’une ambition politique autour d’un projet sociétal alternatif pour la rupture et la refondation par des milliers d’Africains, notamment des Burkinabè ;
• L’engagement formel et assumé de la Jeunesse, des Femmes, des Anciens et de la Diaspora à élargir le Mouvement SENS et à le déployer pour refonder et révolutionner le Burkina Faso, voire l’Afrique ;
• L’installation officielle d’une Coordination Nationale provisoire (CNP) avec pour missions de représenter et de déployer le Mouvement SENS au cours des six prochains mois (cf. organigramme).
 
L’atelier du Mouvement s’est tenu le 03 août 2020. Plus de 250 participants y ont pris part. Il visait deux principaux objectifs. D’abord, il s’agissait de coconstruire et d’adopter des documents stratégiques avec toutes les délégations participantes. Ensuite, il visait à permettre une appropriation desdits documents. Dans cette perspective, quatre (04) présentations suivies de discussions vives et enrichissantes ont jalonné la journée.
Dans un premier temps, le Manifeste et le Projet de Société ont été présentés par le camarade Nongainéba Benjamin ZOUMBA sous la modération du camarade Abdoulaye DIALLO. L’exposé a été suivi de commentaires, de questions et surtout de riches contributions des participants.
Dans un second temps, la Charte du Mouvement SENS a été présentée par le camarade Angelin PODA avec la modération du camarade Guy YOGO. Là aussi, les participants ont bien voulu apporter des contributions à la suite de la présentation. Dans un troisième temps, la structuration du Mouvement SENS a fait l’objet d’un exposé par le camarade Guy YOGO. Le camarade Angelin PODA s’est chargé de modérer ce temps d’échange. Les participants ont, pour certains exprimé des besoins d’éclairage, et pour d’autres des contributions.
Dans un quatrième temps, l’un des concepts fondamentaux des valeurs du Mouvement SENS a été exposé : la Maât. Le camarade Yoporeka SOMET a, sous la modération du camarade Abdoulaye DIALLO, exposé sur la Maât.
Dans un cinquième temps, la stratégie de communication envisagée pour le Mouvement SENS a été exposée par la camarade Aïcha TAMBOURA. La modération de cet exposé a été faite par le camarade Lassina KONÉ. À la suite de la présentation, plusieurs participants sont intervenus. Leurs interventions étaient constituées essentiellement de contributions stratégiques et tactiques.
Au terme des présentations, des questions et contributions des camarades et des réactions des communicateurs, les membres du Mouvement participant à l’atelier :
• Se sont appropriés du Manifeste, l’ont adopté sous réserve de modifications mineures et se sont engagés à fonder leurs pensées et actions politiques sur la vision, les valeurs, les objectifs et les missions contenus dans ledit Manifeste ;
• Se sont appropriés de la Charte, l’ont adopté sous réserve de modifications mineures et se sont engagés à faire de son contenu les principes qui guideront leur agir ;
• Se sont appropriés le modèle de structuration, l’ont adopté et se sont engagés à travailler à son implantation à l’intérieur et à l’extérieur du Burkina Faso, sous la responsabilité de la CNP ;
• Se sont appropriés la stratégie de communication, en attendant d’avoir des outils et tactiques de communication pour son déploiement ;
• Se sont appropriés la version actuelle du Projet de Société, donnant quitus à la CNP d’organiser les consultations populaires aux fins de parvenir à une version définitive populairement enrichie et engageante.
 
Fait à Ouagadougou, le 03 août 2020