Preambule

L’histoire récente de notre pays, le Burkina Faso, est marquée par une des plus belles pages de son épopée, à savoir l’insurrection populaire victorieuse des 30 et 31 Octobre 2014. Cette insurrection a consacré l’aboutissement des luttes multiformes et héroïques de notre peuple pour la dignité et la liberté. Elle a aussi et surtout fertilisé dans le sang et la sueur une forte aspiration à une gouvernance vertueuse qui met en avant les valeurs de paix, de justice, d’équité, de solidarité et de respect des droits humains et de l’environnement.

Cette victoire héroïque a aussi inscrit dans la mémoire collective nationale, africaine et mondiale, qu’au Burkina Faso « plus rien ne sera comme avant » ! Ce message de résistance, sorti des barricades de nos villes et de nos campagnes, a fédéré l’ensemble des couches sociales de notre peuple pour exiger un Burkina Faso Nouveau.

Notre peuple a accompli sa mission et nourri l’espoir que sa classe politique accomplirait la sienne dans la rédemption et en communion avec ses aspirations légitimes.
Hélas, la question ne se pose plus aujourd’hui de savoir si cette classe politique dominante est venue pour SERVIR ou pour SE SERVIR.

En effet, le régime politique post insurrectionnel, issu des élections démocratiques de 2015, se caractérise par une gouvernance au rabais, une inerte des instituons, un immobilisme politique, un manque d’anticipation et un front social en ébullition, qui engendre des tensions dans plusieurs secteurs de la vie publique, une paupérisation galopante, le tout aggravé par un environnement sécuritaire très préoccupant ainsi que des menaces sur la cohésion nationale et sur le vivre ensemble.

Cete classe politque prédatrice, issue pour l’essentel de la Rectfcaton du 15 Octobre 1987, est à bout de soufe et en panne d’imaginaton, de créatvité et de leadership. Elle a enterré les idéaux de la Révolution Démocratique et Populaire et érigé la culture de la corruption, de l’indignité et du manque d’intégrité. Elle ne gouverne plus ; elle ofre au peuple le spectacle d’une navigaton à vue sans horizon viable, entraînant le pays vers le chaos.

Chaque Burkinabè se trouve donc aujourd’hui devant un choix qui déterminera l’avenir de notre Patrie. C’est un choix qui devra être assumé collectivement car il demande l’implication de chacune et de chacun. C’est pourquoi, nous, filles et fils du Burkina Faso, indignés par les politiques aventuristes plongeant irréversiblement notre pays dans les profondeurs de l’abîme, refusons d’assister passivement à un tel scénario catastrophe et décidons de nous engager résolument à remetre la Patrie sur la voie d’un nouveau destin.

Pour ce faire, nous, Burkinabè de toutes origines et de toutes conditons sociales, des villes, des villages et de la diaspora, hériters et acteurs des lutes de résistance et d’émancipaton de notre Peuple, déterminés par l’amour de servir la Patrie, décidons de nous regrouper en un Mouvement Politque de Rupture et de Refondaton dénommé « SENS » pour « SERVIR ET NON SE SERVIR ».

Le Mouvement « SENS » est le vôtre, il est le creuset de la Refondaton pour une révoluton politque, sociale et économique, profondément ancrée dans nosvaleurs civilisatonnelles endogènes de justce, de solidarité, d’équité, de cohésion avec la société comme avec la nature, pour une émancipaton pleinement assumée à l’échelle natonale, contnentale et internatonale.